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De India

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Les IITs: l'école Polytechnique version indienne.

Les IITs: l'école Polytechnique version indienne.

A lire: sur Aujourd'hui en Inde: "L'IIT de New-Delhi: l'école Polytechnique version indienne".
Article intéressant qui prend bien la température...(néanmoins, si vous suivez ce blog régulièrement, il y a beaucoup de choses qui ont déjà été évoquées).

Mais avant tout, etpour embéter le monde (me la jouer indienne et attiser le feu des rivalités inter-iit), je tiens à rappeler le classement des meilleurs écoles d'ingénieurs de 2007. :P

Classement publié par India Today en Mai 2007.

1- IIT Kanpur
2- IIT Delhi
3- IIT Chennai
4- IIT Mumbai
5- IIT- Kharagpur
6- IIT Roorkee
7- IIT Guwahati
8- Indian Institute of Information Technology, Allahabad
9- College of Engineering, Anna Univ.
10- Nation Institute of Technology Tiruchirappalli

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L’IIT de New Delhi : l'école Polytechnique version indienne



le 20/4/2008 à 21h01  par Pablo Shankar
En Inde, obtenir le diplôme d’un Indian Institut of Technology est aujourd’hui synonyme de prestige et de reconnaissance sociale. L’IIT Delhi, considéré comme le meilleur des Instituts, accueille chaque année les futures élites scientifiques du pays. Le 13 avril dernier, 320 000 jeunes indiens passaient le concours d'entrée en première année des Indian Institut of Technology (IIT). Beaucoup d'aspirants, pour peu d'élus : 4 000 étudiants seulement auront la chance, et le mérite, de pouvoir bénéficier de la formation d'excellence proposée par l'un des sept Instituts ; environ 550 intégreront l'IIT Delhi.

Les IIT on été créé à partir de 1951 sur décision du gouvernement indien, initialement pour former les ingénieurs et scientifiques qui soutiendraient le développement économique et social de l'Inde indépendante. Largement comparables aux fameuses École Centrale et Polytechnique, les IIT sont le gage d'une carrière professionnelle prestigieuse.

A l'instar des autres IIT, l'Institut de Delhi prépare ses élèves aux plus hautes fonctions dans des domaines aussi variés que l'ingénierie chimique, l'ingénierie civile, les sciences informatiques ou les technologies textiles. Régulièrement des prix nationaux et internationaux sont attribués aux professeurs et aux étudiants pour leurs travaux. Parmi les anciens élèves figurent entre autre, des personnalités telles que Vinod Khosla, co-fondateur de Sun Microsystems, Rajat Gupta, ancien directeur général de McKinsey, et Padmasree Warrior, directeur technique de Motorola.

Les élèves de l'IIT Delhi sont bien conscients des opportunités qu'offrent leurs études. "Je souhaite devenir ingénieur en aéronautique et gagner au minimum 2 000 euros par mois à la sortie", confie Atul, élève en ingénierie mécanique. "C'est un bon début quand on sait que le salaire moyen en Inde est inférieur à 20 euros par mois !", ajoute-t-il. Le salaire moyen reste une notion très aléatoire dans un pays qui enregistre de telles disparités de revenus mais ces chiffres donnent une idée des avantages financiers qui accompagnent le fameux diplôme délivré par les IIT.

"D'ailleurs,
poursuit Atul, les frais de scolarité relativement élevés -1100 euros par an, logement inclus-, ne sont pas une barrière pour les étudiants issus de familles pauvres : ils n'ont aucun mal à obtenir des crédits, les banques étant certaines d'être remboursées le diplôme une fois acquis." Un discours quelque peu optimiste puisque les IIT n'ont jamais été un symbole de mixité sociale. Une décision récente de la Cour suprême en matière de quotas va d'ailleurs obliger ces grandes écoles à réserver 27% des places aux OBC (other backward classes : autres classes arriérées, un mélange de basses castes et communautés aux statuts sociaux inférieurs). Cette décision a suscité un débat sur les capacités des IIT à demeurer des pôles d'excellence tout en acceptant des élèves en fonction de quotas et non de leurs aptitudes.

Une autre décision a provoqué une levée de boucliers de la part des directeurs d'IIT. L'année dernière, le Premier ministre Manmohan Singh, a déclaré qu'il souhaitait porter leur nombre à seize. Les IIT existants se sont dits très inquiets face à une décision qui pouvait "désacraliser" leurs établissements et discréditer leurs diplômes.

Pour le moment, l'image des IIT reste intacte. Elle est même idyllique à en croire Arun, étudiant à l'université Jawaharlal Nehru de New Delhi : "Je rêverai de pouvoir intégrer un IIT. Il n'y a pas mieux et ça rapporte beaucoup d'argent" ; "et puis vous devenez quelqu'un de puissant", ajoute son ami Kavi. Pour beaucoup de jeunes indiens, le diplôme d'un IIT signifie avant tout réussite sociale ; la première aspiration des jeunes indiens actuellement.